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La Confrérie Pacifique et Souveraine des

TASTO MOUNJETOS

du COMMINGES

 

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grand maître Raymond GALINIE

chancelier     Pierre SOULIE

 

 

En l’an de grâce 1964, dans la nuit du 29 février au 1er mars, à l’Auberge de la Serre de Nérous, sous l’égide du Maire de St Gaudens : de Bertrand Pibrac novateur, de José Dhêrs Grand Maître, de Marie Louise Soueix cuisinière et de 12 dégustateurs, naquit l’Ordre Pacifique et Souverain des Tasto-Mounjetos du Comminges.

De part la volonté de deux hommes et l’art d’une femme, le haricot du Comminges et la célèbre recette de la Mounjetado devenaient immortels.

 

Le Grand Maître actuel Raymond Galinié a remplacé José Dhêrs en août 1983. IL préside le Grand conseil qui comprend 15 membres actifs et une délégation pour les 7 chancelleries.

 

Une revue est publiée chaque année. Tout membre peut se procurer la tenue de la Confrérie . Cette tenue créée par José Dhêrs est inspirée des bergers pyrénéens : cape beige et capeline blanche en " cadis " du pays, en laine mère soustachée sang et or, la même couleur se retrouve dans le pompon du béret.

 

Actuellement plus de 630 Mounjetaïres portent la cape, et il n’est pas rare de rencontrer une délégation de plusieurs Tasto-Mounjetos, en tenue, dans le chapitre des diverses confréries amies françaises et étrangères.

Plus de 800 Mounjetaïres ont reçu et portent la Grande Médaille symbole de leur fidélité.

Ainsi la confrérie jouit d’une renommée nationale et internationale et par le nombre de ses membres intronisés, fait partie des plus importantes de France.

 

Nous avons intronisés à ce jour plus de 3500 chevaliers. Il serait superflu de choisir le plus fidèle de ses membres parmi les Ministres, les Généraux, les Préfets, les Maires, les astronautes américains ou français, les académiciens, les artistes, les sportifs internationaux de foot, de rugby, d’athlétisme, et les Champions Olympiques, les présidents de Fédération et d’Associations, sans oublier les bénévoles, les " sans grade " jusqu’au plus humble de nos citoyens ...

 

C’est là, la gloire de notre Confrérie de se retrouver tous ensemble autour de ce plat de prolétaire dans cet esprit et dans une " ambiance de paix " !

 

Notre appellation se traduit par goûteur, dans le sens d’amateur, d’appréciateur des haricots et non Tasteur ou Tateur .... qui en Gascon se traduit par " Paoupaïré ". Etre Tastaïré et Paoupaïré peuvent être des actions communes, mais ne sont pas ... des communes actions.

 

Le haricot (Phaseolus Vulgaris) est une plante légumineuse, dont les graines fraîches ou séchées servent à l’alimentation.

 

Son nom d’étymologie inconnue viendrait du Mexicain " Ayocolt " rapporté par les conquistadores espagnols qui n’étaient pourtant pas allés là-bas pour... des haricots.

 

Il n’existe qu’une famille de Phaseolus Vulgaris, se divisant en deux branches : les " Nains " et les " Rames ".

 

Celles-ci comme les roses, c’est d’ailleurs leur seul point commun, comportent de multiples variétés... dont le haricot d’Espagne cultivé pour sa floraison décorative mais inodore.

 

Le haricot blanc s’appelle " mounjete " ce qui est la traduction française du mot patois gascon " mounje " qui tous deux signifient " moine ". Ainsi d’un point de vue étymologique, strict, le haricot a-t-il une sorte de filiation sacrée à résonance religieuse. Et sa tunique blanche identique à celle des moines trappistes, dominicains, ou Pères blancs d’Afrique, n’est elle pas marque évidente de pureté, de transparence, de simplicité rayonnante et sereine, par lesquelles l’homme se rapproche du Créateur.

 

La forme de la mounjete a aussi un mot à dire dans l’ordre symbolique. Quelle soit ronde, oblongue ou aplatie regardez comme sa peau est lisse, unie, tendre, souple à l’image d’une figure humaine sans ride, mieux offerte aux caresses qu’aux coups blessants. La chair du haricot ne se croque pas, elle se fond dans la bouche, dans une intimité étroite avec qui la savoure. Oui, en ce temps de violence et d’agressivité, où nos chemins tortueux sont beaucoup plus jalonnés par des cactus que des roses sans épine, notre légumineuse fétiche campe une image de rondeur, de bienfaisance, et pou tout dire, de paix. Ce n’est pas pour rien que les fondateurs du Tasto MOUNJETO l’on baptisé " Ordre Pacifique " avant de la qualifier Souverain.

 

La région Pyrénéenne et Commingeoise, en particulier, est propice à la culture du haricot : le " Lingot " large dit Tarbais, quoique d’origine Haut-Garonnaise et le " Demi Lingot " ou " Rond " plus commun.

L’un et l’autre servent à l’élaboration du plat le plus typique et le plus populaire de nos régions

  • LA MOUJETADO, dont les couennes de porc gras sont l’assaisonnement.
  • LA PISTACHE où celui-ci est fourni par des morceaux de mouton.
  • L’ESTOUFFET le plus économique, grâce à plus ou moins de salé du cochon familial.

Les trois recettes s’appuyant sur l’indispensable roux au saindoux.

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LA RECETTE DE LA MOUNJETADO

 

Faire tremper 24 heures, 150 grammes de haricots par personne, mais il faut en cuire au moins pour 6, la succulence étant en proportion de la quantité des convives.

Pour celles-ci, il faudra 300g de couennes de porc, 1 jarret ou un pieds de porc ou les deux, salés 48 heures et dessalés.

Faire blanchir les haricots et jeter cette eau.

Tapisser le pot de cuisson, de couennes, intercalant haricots et viandes. Recouvrir d’eau froide, de 1cm et commencer la cuisson... !

Préparer le " roux " à la graisse d’oie, ou de porc, oignon, ail, carottes. Le mettre lorsque " le bout à levé ".

L’on fait alors mijoter par une cuisson qui doit être un chuchotement même un murmure, remplaçant l’évaporation par de l’eau froide...

Important, ne jamais remuer les haricots. Agiter le pot.

Vers la fin de la cuisson, l’incorporation d’un hachis d’ail et de vieux lard est à recommander.

A l’époque des feux de cheminée, la " oule " mijotait du matin au soir sur les braises. Cette longue cuisson éliminant les qualités que l’on veut nocives... des matières grasses.

Pour les profanes :

Si vous ajoutez quelques morceaux de confit d’oie et de saucisse de Toulouse et passez ce plat au four, vous pourrez servir, un " CASSOULET "

 

 

L’apostolat de tout frère " Tasto Mounjeto " est de défendre le Comminges et sa cuisine, car se battre pour des haricots s’appuie sur du solide... un solide

que l’on peut voir ! ! !

que l’on peut toucher ! ! !

que l’on peut entendre ! ! !

que l’on peut sentir ! ! !

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